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Les runes Cirth : l'Angerthas, les runes naines et la Moria expliquées

14 min de lecture2667 motsPar Tengwar Editorial Team, Rédacteur en chef

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Quick Answer: Les Cirth (singulier certh) sont les runes de Tolkien. D'après l'Appendice E du Seigneur des Anneaux, elles furent inventées par les Elfes sindarins pour la gravure, étendues par Daeron de Doriath en Angerthas Daeron, puis adoptées par les Nains, dont la forme est l'Angerthas Moria. Le tombeau de Balin est écrit en Cirth. Les Portes de Durin, non : elles emploient les Tengwar. Les runes de la carte de Thrór dans Le Hobbit sont des runes anglaises (anglo-saxonnes), pas des Cirth.

Cherchez « runes elfiques » ou « runes naines seigneur des anneaux » et vous trouverez trois choses différentes mélangées : les runes inventées par Tolkien, les runes anglo-saxonnes historiques qu'il a utilisées dans Le Hobbit, et les lettres fluides des Tengwar, qui ne sont pas du tout des runes. Ce guide les distingue, en s'appuyant sur ce que Tolkien a réellement écrit dans l'Appendice E et dans les livres eux-mêmes.

Ce que sont les Cirth

Cirth signifie « runes » en sindarin ; une rune est un certh. Tolkien les décrit dans la seconde moitié de l'Appendice E du Seigneur des Anneaux, après les Tengwar.

Leur trait distinctif est la forme. Les Cirth étaient faites pour être taillées et gravées : dans le bois, la pierre ou le métal. Un couteau ou un ciseau trace facilement des lignes droites et mal des courbes, aussi chaque certh se compose-t-il d'une hampe verticale et de branches droites. C'est la même logique pratique qui a façonné les véritables alphabets runiques de l'Europe du Nord, et c'est pourquoi les Cirth leur ressemblent tant.

Les Tengwar sont tout l'inverse. Conçues pour le pinceau ou la plume, elles sont pleines de panses, de boucles et de hampes recourbées. Quand on compare les deux écritures, la différence entre graver et écrire saute aux yeux.

Qui a inventé les Cirth

« Mae govannen » — envie de vraiment parler l'elfique ?

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L'Appendice E raconte cette histoire en quelques paragraphes denses. En résumé :

  1. Les Sindar du Beleriand conçurent les premières Cirth au Premier Âge. Au début, elles ne servaient qu'aux noms et aux courtes inscriptions commémoratives gravées sur le bois ou la pierre.
  2. Daeron, ménestrel et maître du savoir du roi Thingol en Doriath, les réorganisa et les enrichit. Son système plus complet s'appelle l'Angerthas Daeron.
  3. Les Nains apprirent les runes. Les Nains de la Moria en particulier reprirent l'Angerthas et l'employèrent largement, modifiant certaines valeurs pour les adapter à leur propre langue. Leur forme est l'Angerthas Moria.
  4. Les Eldar abandonnèrent largement les Cirth une fois que les Noldor eurent apporté en Terre du Milieu les lettres de Fëanor (les Tengwar). Les runes survécurent surtout chez les Nains et chez les peuples qui les avaient apprises des Nains.

Voilà pourquoi les fans les appellent « runes naines » alors que leurs inventeurs étaient des Elfes. Au Troisième Âge, les Cirth étaient en pratique l'écriture des Nains.

Ce que signifie « Angerthas »

Angerthas signifie une « longue rangée de runes » : l'ensemble complet et ordonné des runes, comme « alphabet » désigne l'ensemble ordonné des lettres. L'Appendice E présente les Cirth dans un tableau numéroté, et ce tableau est disposé selon l'Angerthas.

Tolkien distingue deux formes principales de cette rangée :

  • Angerthas Daeron — le système elfique tel que Daeron l'a étendu.
  • Angerthas Moria — l'usage nain de ce système, dans lequel certaines runes reçurent de nouvelles valeurs et de nouvelles runes furent ajoutées pour des sons du khuzdul.

L'Appendice E mentionne aussi une autre variante naine, liée à Erebor, la Montagne Solitaire, qui différait encore sur quelques points.

Le point pratique pour le lecteur : une même forme de rune ne porte pas toujours le même son. La valeur d'un certh dépend de l'Angerthas que suit l'inscription.

Comment les runes sont organisées

Nous ne reproduisons pas ici de tableau des valeurs rune par rune, car les valeurs changent entre l'Angerthas Daeron et l'Angerthas Moria, et un tableau simplifié enseignerait des erreurs. Voici ce que l'Appendice E établit clairement sur le système dans son ensemble :

  • Une soixantaine de runes figurent dans le tableau numéroté de Tolkien.
  • Les formes sont systématiques. Comme les Tengwar, les Cirth furent en partie disposées de façon que des sons apparentés aient des formes apparentées. Ajouter un trait à une branche, ou inverser une rune, signale souvent une consonne apparentée. Le système est plus régulier dans l'arrangement de Daeron que dans sa forme la plus ancienne.
  • Les voyelles ont leurs propres runes. Contrairement aux modes Tengwar les plus courants, où les voyelles sont de petits signes au-dessus des consonnes, les Cirth écrivent les voyelles comme des runes à part entière dans la ligne.
  • Les changements nains sont délibérés. Les Nains de la Moria réattribuèrent certaines valeurs et introduisirent des runes pour des sons dont leur langue avait besoin.

Si vous voulez lire une vraie inscription, partez du tableau de l'Appendice E lui-même et vérifiez quel Angerthas le texte emploie. C'est ainsi que se fait toute transcription sérieuse du tombeau de Balin.

Le tombeau de Balin : les Cirth sur la page

L'inscription en Cirth la plus célèbre des livres se trouve dans le livre II, chapitre « Un voyage dans l'obscurité ». Dans la Chambre de Mazarbul, la Communauté découvre une dalle de pierre blanche gravée de runes. Tolkien imprime les runes dans le chapitre, et Gandalf les lit.

Les mots sont en khuzdul, la langue secrète des Nains :

Balin Fundinul Uzbad Khazaddumu

Le livre en donne le sens : « Balin fils de Fundin, Seigneur de la Moria ». Remarquez ce que contient cette phrase :

  • Balin — un nom.
  • Fundinul — Fundin plus une terminaison patronymique, « fils de Fundin ».
  • Uzbad — « seigneur ».
  • Khazaddumu — Khazad-dûm, le nom nain de la Moria, sous une forme signifiant « de Khazad-dûm ».

L'écriture est l'Angerthas Moria, et la langue le khuzdul. C'est un texte court, ce qui correspond à l'usage des runes : des noms, des titres, des mémoriaux. Pour en savoir plus sur la langue elle-même, voyez notre guide Khuzdul — Le guide complet de la langue naine de Tolkien.

La même chambre renferme le Livre de Mazarbul, le registre malmené de la colonie de Balin. Gandalf dit qu'il est écrit en runes, en partie à la manière des Nains et en partie avec les runes de Dale, et les fragments lisibles qu'il en donne sont dans le Parler Commun (rendu en anglais). La dernière ligne désespérée que lit Gandalf est celle dont les lecteurs se souviennent : les Nains ne pouvaient pas sortir. Le Livre de Mazarbul montre que les Cirth ne servaient pas seulement aux noms gravés ; les Nains tenaient aussi avec elles des registres ordinaires, à l'encre, sur des pages.

Les Portes de Durin sont en Tengwar, pas en runes

C'est l'erreur la plus fréquente dans les recherches de « runes elfiques ». La Porte Ouest de la Moria, où Gandalf doit trouver le mot de passe, ne porte pas une inscription runique.

L'arche au-dessus des portes porte les mots :

Ennyn Durin Aran Moria: pedo mellon a minno.

Deux faits à son sujet :

  • La langue est le sindarin, la langue elfique de la Terre du Milieu, et non le khuzdul. Les portes furent faites par le Nain Narvi, mais le sortilège et les lettres furent l'œuvre de Celebrimbor d'Eregion, un Elfe, et l'inscription s'adresse aux Elfes.
  • L'écriture est en Tengwar, selon le mode du Beleriand, la disposition dans laquelle les voyelles s'écrivent comme des lettres pleines plutôt que comme des signes au-dessus des consonnes.

Les deux grandes inscriptions de la Moria emploient donc deux écritures et deux langues différentes. La porte : lettres elfiques, langue elfique. Le tombeau : runes naines, langue naine. Les lire côte à côte est la démonstration la plus claire possible de la différence entre Tengwar et Cirth. Notre analyse complète de la porte se trouve dans Parlez, ami, et entrez en elfique : Pedo mellon a minno expliqué.

La carte de Thrór : des runes anglaises, pas des Cirth

Le Hobbit est le livre que la plupart des gens imaginent quand ils pensent aux runes naines, et c'est justement le seul endroit où les runes ne sont pas des Cirth.

La carte de Thrór, ainsi que les runes qui bordent la jaquette dessinée par Tolkien lui-même, sont écrites en runes anglo-saxonnes, le futhorc du vieil anglais, épelant des mots de l'anglais moderne. Tolkien a expliqué ce choix dans la note imprimée en tête du Hobbit : les runes propres aux Nains étaient représentées par des runes anglaises, afin que les lecteurs puissent les déchiffrer avec un peu d'effort. Il donne même une clé simplifiée.

Autrement dit :

  • Si vous transcrivez la carte de Thrór, vous lisez de l'anglais en runes historiques réelles.
  • Les lettres lunaires de la carte, l'écriture cachée que découvre Elrond, sont un procédé narratif dans le même style runique ; leur nature dans le récit est de n'être visibles qu'à la lumière d'une lune de même forme et de même saison que lorsqu'elles furent écrites.
  • Rien de tout cela n'est l'Angerthas. Tolkien n'a véritablement développé les Cirth que pour Le Seigneur des Anneaux et ses appendices.

Quand quelqu'un vous montre un « alphabet runique nain » avec une rune par lettre anglaise, c'est presque toujours le futhorc du Hobbit, et non les Cirth de l'Appendice E. Les deux relèvent légitimement de Tolkien, mais ce sont des systèmes différents.

Autres endroits où apparaissent des runes

Quelques références supplémentaires sont utiles aux fans qui chassent les runes dans les livres :

  • Andúril. Quand Narsil est reforgée pour Aragorn, la lame est décrite comme portant sept étoiles, un croissant de Lune et un Soleil rayonnant, avec autour de nombreuses runes écrites. Ce sont des runes au sens narratif, pas un texte en Tengwar. Notre Guide complet des modes tengwar — Bélériand, usage général, classique examine l'affirmation courante selon laquelle l'inscription serait en Tengwar du mode classique.
  • La marque de Gandalf. Le signe que Gandalf grave sur la porte de Bilbo dans Le Hobbit, et la rune G qu'il laisse au Mont Venteux dans Le Seigneur des Anneaux, sont des marques runiques plutôt que de l'écriture en Tengwar.
  • Les Nains en général. L'Appendice E note que les Nains utilisaient aussi les Tengwar quand ils en avaient besoin, mais gardaient les Cirth comme leur écriture caractéristique.

Cirth et Tengwar en un coup d'œil

CirthTengwar
Conçues pourGraver le bois, la pierre, le métalÉcrire au pinceau ou à la plume
FormeTraits droits sur une hampePanses, boucles et hampes courbes
Inventeurs (dans le récit)Sindar du Beleriand ; étendues par DaeronFëanor des Noldor
Principaux utilisateurs ultérieursNainsElfes, Hommes du Gondor et de l'Arnor
VoyellesRunes pleines dans la ligneGénéralement des signes (tehtar) au-dessus des consonnes ; lettres pleines dans certains modes
Exemple célèbreTombeau de Balin (khuzdul)Portes de Durin (sindarin) ; Anneau Unique (Noir Parler)

L'inscription de l'Anneau Unique est l'autre texte célèbre non elfique écrit avec les lettres de Tolkien, et elle aussi est en Tengwar, pas en runes. Sa langue est le Noir Parler du Mordor. Voyez L'inscription de l'Anneau Unique : ce qu'elle dit vraiment (et pourquoi ce n'est pas de l'elfique).

Peut-on écrire le français en Cirth ?

Oui, de la même façon qu'on écrit l'anglais ou le français en Tengwar : en choisissant une rune pour chaque son et en orthographiant de manière cohérente. Tolkien n'a pas laissé de mode anglais publié et faisant autorité pour les Cirth, comme il a laissé des exemples de Tengwar en anglais ; tout tableau de Cirth pour l'anglais ou le français est donc une convention moderne fondée sur les valeurs de l'Appendice E. Considérez-le comme un système de fans, et précisez quelles valeurs d'Angerthas il suit.

Si vous voulez votre prénom en lettres elfiques, les Tengwar sont le choix le mieux documenté. Notre générateur de nom en Tengwar gratuit écrit un prénom en Tengwar, et le guide Alphabet Tengwar : le guide complet de l'écriture elfique de Tolkien explique le fonctionnement des lettres.

Pourquoi les Nains ont gardé les runes

L'Appendice E et les livres donnent de la culture naine une image cohérente qui explique leur attachement aux Cirth :

  • Les Nains sont des tailleurs de pierre. Leurs salles sont taillées, leurs mémoriaux sont taillés, leurs portes sont taillées. Une écriture faite pour le ciseau leur convient.
  • Ils gardent leur langue secrète. Le khuzdul n'était pas enseigné aux étrangers, et les Nains utilisaient leurs noms extérieurs parmi les autres peuples. Une écriture qu'ils avaient faite leur, et adaptée à leurs propres sons, s'accorde avec cette habitude.
  • Ils sont conservateurs. Longtemps après que les Elfes furent passés aux Tengwar, les Nains gardèrent les anciennes runes elfiques, remaniées pour le khuzdul, comme une tradition de tailleurs de pierre pourrait garder une forme de lettre ancienne.

D'où l'ironie au cœur du sujet : les « runes naines » sont d'origine elfique, et les « lettres elfiques » de la porte de la Moria furent gravées pour un royaume nain. Notre présentation Les Nains de la Terre du Milieu : Aulë, le Peuple de Durin, Moria et Erebor traite plus en détail du Peuple de Durin, de la Moria et d'Erebor.

Comment commencer à lire les Cirth

  1. Procurez-vous l'Appendice E. Toute édition du Retour du Roi ou du Seigneur des Anneaux en un volume l'inclut. Le tableau des Cirth s'y trouve.
  2. Apprenez le principe, pas seulement les formes. Observez comment branches et traits marquent des sons apparentés ; le tableau devient bien plus facile à mémoriser.
  3. Choisissez un Angerthas. Commencez par celui de la Moria, car le tombeau de Balin l'emploie et vous pouvez vérifier votre lecture avec la traduction du livre.
  4. Transcrivez le tombeau de Balin. Quatre mots, un sens connu : l'exercice idéal pour débuter.
  5. Gardez la carte de Thrór à part. Entraînez-vous dessus avec une clé du futhorc du vieil anglais, pas avec l'Appendice E.

Si vous préférez vous exercer à écrire les Tengwar à la main, notre Tengwar Scribe vous permet de dessiner des lettres et de les faire relire par l'IA.

People Also Ask

Que sont les Cirth ? Les Cirth (singulier certh) sont l'alphabet runique que Tolkien décrit dans l'Appendice E du Seigneur des Anneaux. Dans le récit, ils furent conçus par les Elfes sindarins du Beleriand pour graver le bois et la pierre, d'où leurs traits droits.

Les runes de la carte de Thrór dans Le Hobbit sont-elles des Cirth ? Non. Ce sont des runes anglo-saxonnes (le futhorc du vieil anglais) épelant de l'anglais moderne. La note de Tolkien en tête du Hobbit explique qu'il a représenté les runes des Nains par des runes anglaises.

L'inscription des Portes de Durin est-elle écrite en runes ? Non. La Porte Ouest de la Moria est écrite en Tengwar, mode du Beleriand, en sindarin. L'inscription runique de la Moria est celle du tombeau de Balin, en Cirth et en khuzdul.

Que dit le tombeau de Balin ? Balin Fundinul Uzbad Khazaddumu, traduit dans le livre par « Balin fils de Fundin, Seigneur de la Moria ». C'est du khuzdul écrit dans l'Angerthas Moria.

Questions fréquentes

Que sont les Cirth ?

Les Cirth (singulier certh) sont l'alphabet runique que Tolkien décrit dans l'Appendice E du Seigneur des Anneaux. Dans le récit, ils furent conçus par les Elfes sindarins du Beleriand pour graver des noms et de courtes inscriptions dans le bois et la pierre, d'où leurs traits droits.

Qu'est-ce que l'Angerthas ?

Angerthas signifie une longue rangée de runes, l'ensemble ordonné complet des Cirth. L'Appendice E nomme l'Angerthas Daeron, le système étendu attribué à Daeron, ménestrel et maître du savoir du roi Thingol de Doriath, et l'Angerthas Moria, la forme employée et en partie réorganisée par les Nains de la Moria.

Les runes de la carte de Thrór dans Le Hobbit sont-elles des Cirth ?

Non. Les runes de la carte de Thrór et de la jaquette du Hobbit sont des runes anglo-saxonnes (le futhorc du vieil anglais) servant à écrire de l'anglais moderne. La note de Tolkien en tête du Hobbit explique qu'il a représenté les runes des Nains par des runes anglaises. Les Cirth proprement dits apparaissent dans Le Seigneur des Anneaux.

L'inscription des Portes de Durin est-elle écrite en runes ?

Non. La Porte Ouest de la Moria, avec ses mots Pedo mellon a minno, est écrite en Tengwar selon le mode du Beleriand, et la langue est le sindarin. L'inscription runique de la Moria est celle du tombeau de Balin, en Cirth et dans la langue naine, le khuzdul.

Que dit le tombeau de Balin ?

L'inscription se lit Balin Fundinul Uzbad Khazaddumu, que le livre traduit par Balin fils de Fundin, Seigneur de la Moria. C'est du khuzdul écrit dans l'Angerthas Moria ; Tolkien reproduit les runes dans le chapitre Un voyage dans l'obscurité.

Les Elfes ont-ils continué à utiliser les Cirth ?

Pour l'essentiel, non. L'Appendice E dit que les Eldar abandonnèrent largement les Cirth au profit des lettres de Fëanor, les Tengwar, tandis que les Nains emportèrent les runes vers l'est et continuèrent à s'en servir, d'où l'association des runes avec les Nains.

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