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Les Balrogs de la Terre du Milieu — Valaraukar, le Fléau de Durin et Gothmog

19 min de lecture3730 motsPar Aldric Fenwick, Rédacteur en chef

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Réponse rapide : Les Balrogs sont des Maiar, des esprits du même ordre que Gandalf, séduits par Morgoth avant que le monde ne soit achevé, et qui prirent des corps d'ombre et de feu. Au Premier Âge, ils furent ses capitaines. Le plus célèbre est le Fléau de Durin, le Balrog de la Moria que Gandalf affronte sur le Pont de Khazad-dûm. Leur nom sindarin, Balrog, se termine par raug, « démon, créature puissante, hostile et terrible », et en quenya ce sont les Valaraukar.

Peu de créatures de la fantasy restent en mémoire aussi vivement à partir d'une seule scène que le Balrog. Un tambour dans les profondeurs, un mur de feu, un magicien sur un pont étroit et quelques mots lancés dans le noir. Pourtant, le Balrog de la Moria est le dernier d'une longue lignée. Derrière cette unique scène du Seigneur des Anneaux se tient toute une histoire dans Le Silmarillion, où les Balrogs mènent des armées, tuent des rois elfes et tombent dans des duels dont les Elfes se souvinrent pendant des milliers d'années.

Ce guide couvre ce que Tolkien a réellement écrit à leur sujet : d'où ils venaient, combien ils étaient, les grands Balrogs qui ont un nom et une histoire, la question des ailes, la façon dont les films les ont transformés et les mots elfiques cachés dans leur nom. C'est l'un des rayons de notre guide complet des peuples de la Terre du Milieu.


Qu'est-ce qu'un Balrog ?

Un Balrog n'est pas une bête, ni une sorte d'Orque. C'est un esprit déchu. Dans la mythologie de Tolkien, le monde fut chanté à l'existence par les Ainur, les esprits saints créés par Eru Ilúvatar avant le commencement du temps. Les plus grands des Ainur descendus dans le monde sont les Valar, les Puissances. Des esprits mineurs de même nature vinrent avec eux ; ce sont les Maiar.

Melkor, plus tard appelé Morgoth, était le plus puissant des Ainur, et il se rebella. Le Silmarillion raconte que de nombreux Maiar furent attirés par lui aux jours de sa splendeur et le suivirent dans ses ténèbres. Les plus terribles d'entre eux devinrent les Balrogs, que le livre appelle des démons de terreur dont les corps étaient enveloppés de feu et de ténèbres, des fouets de flammes à la main.

Cette origine explique presque tout chez eux. Un Balrog appartient au même ordre d'êtres que Gandalf et Saroumane, qui étaient aussi des Maiar, et que Sauron, le plus grand des serviteurs Maiar de Morgoth. C'est pourquoi le combat de la Moria est plus qu'un magicien contre un monstre. Ce sont deux esprits de même nature, l'un fidèle et l'autre déchu, qui se rencontrent sur un pont. Pour le côté des magiciens dans cette histoire, voir notre guide des Istari, les magiciens de la Terre du Milieu.

Le feu, l'ombre et le fouet

Tolkien décrit les Balrogs surtout par leur effet plutôt que par leur anatomie. Ils arrivent enveloppés d'ombre, portent des flammes et manient des fouets à multiples lanières ainsi que des épées. Ils inspirent la peur avant d'être vus. Dans le chapitre de la Moria de La Communauté de l'Anneau, les Orques et les trolls se taisent et s'écartent à son arrivée, et même Legolas, qui a beaucoup vu, pousse un cri de consternation en le reconnaissant.

Les formes qu'ils prennent sont des corps choisis, non leur vraie nature. Un Maia peut se revêtir d'une forme. La forme d'un Balrog est de feu et d'ombre parce que c'est ce qu'il est devenu en esprit.


Les Balrogs au Premier Âge

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L'essentiel de ce que Tolkien a écrit sur les Balrogs appartient au Premier Âge, l'âge du Silmarillion, quand Morgoth régnait depuis sa forteresse d'Angband au nord et que les Noldor exilés lui faisaient la guerre.

Morgoth sauvé d'Ungoliant

Leur première grande apparition est un sauvetage. Après que Morgoth et l'araignée Ungoliant eurent détruit les Deux Arbres de Valinor et volé les Silmarils, les deux se disputèrent le butin. Ungoliant était devenue immense et enveloppa Morgoth de ses toiles. Son grand cri résonna à travers le nord, et les Balrogs qui rôdaient encore dans les lieux profonds d'Angband surgirent comme une tempête de feu et la chassèrent. C'est une scène révélatrice : même le Seigneur Ténébreux avait besoin de ses serviteurs. Pour en savoir plus sur Ungoliant, lisez notre guide des araignées géantes de la Terre du Milieu.

Gothmog et la mort de Fëanor

Gothmog est le plus grand Balrog à porter un nom. Le Silmarillion l'appelle Seigneur des Balrogs et grand capitaine d'Angband. Lorsque Fëanor, créateur des Silmarils, devança son armée après la première bataille en Terre du Milieu, il se retrouva encerclé de Balrogs près des frontières du pays de Morgoth. Il continua de combattre, blessé à maintes reprises, jusqu'à ce que Gothmog l'abatte. Ses fils le secoururent, mais il mourut de ses blessures, et son esprit s'en alla avec une telle fureur que son corps tomba en cendres.

Gothmog reparaît encore et encore dans les batailles suivantes. Lors de la Bataille des Larmes Innombrables, c'est Gothmog qui tue Fingon, Haut Roi des Noldor, et c'est Gothmog qui capture Húrin après le dernier combat des Hommes de Dor-lómin. Le nom Gothmog est aussi porté par un lieutenant de Minas Morgul dans Le Retour du Roi, un personnage différent qui partage simplement ce nom.

La chute de Gondolin

Les combats les plus célèbres contre les Balrogs ont lieu lors de la chute de Gondolin, la cité cachée du roi Turgon. Quand Morgoth la trouva enfin, il envoya contre elle des dragons, des Orques et des Balrogs. Deux duels de cette nuit devinrent légendaires parmi les Elfes.

Ecthelion de la Fontaine affronta Gothmog sur la place du roi. Blessé, le bras armé inutilisable, Ecthelion se jeta contre le Balrog, et tous deux tombèrent ensemble dans la profonde fontaine du roi. Les deux se noyèrent. Gothmog, le meurtrier de Fëanor et de Fingon, mourut là.

Glorfindel combattit un autre Balrog pendant la fuite. Les survivants s'enfuirent par un périlleux col de montagne, Cirith Thoronath, la Faille des Aigles, où un Balrog les prit en embuscade. Glorfindel tint le sentier, et lui et le Balrog tombèrent ensemble de la falaise dans l'abîme. Les Aigles remontèrent son corps et les survivants élevèrent un cairn sur lui. Thorondor, Roi des Aigles, apparaît dans cette scène ; voir notre guide des Grands Aigles de la Terre du Milieu.

La Guerre de la Colère

À la fin du Premier Âge, les Valar vinrent de l'Ouest dans la Guerre de la Colère et renversèrent Morgoth. Le Silmarillion dit que les Balrogs furent détruits, sauf quelques-uns qui s'enfuirent et se cachèrent dans des cavernes aux racines de la terre. Cette seule phrase prépare tout ce qui suit au Troisième Âge.


Le Fléau de Durin : le Balrog de la Moria

Pendant des milliers d'années, l'un de ces fugitifs dormit sous les Monts Brumeux, sous le grand royaume nain de Khazad-dûm. Les Elfes appelèrent ce royaume Moria, un nom que le dictionnaire traduit par « Gouffre Noir, Abîme Noir ». Il devint un abîme noir à cause de ce que les Nains y réveillèrent.

Comment les Nains le réveillèrent

La richesse de Khazad-dûm était le mithril, le vrai-argent que l'on ne trouvait nulle part ailleurs. Les appendices du Seigneur des Anneaux racontent comment les Nains creusèrent toujours plus profond sous le Caradhras pour l'extraire, jusqu'à ce qu'en l'an 1980 du Troisième Âge ils dérangent la chose cachée aux racines de la montagne. Elle tua leur roi, Durin VI, et les Nains la nommèrent donc le Fléau de Durin. L'année suivante, elle tua son fils Náin Ier, et les Nains fuirent les salles que leurs ancêtres occupaient depuis le commencement du monde.

Le réveil du Balrog eut des conséquences bien au-delà de la Moria. Les Nains partis, les Orques envahirent les salles vides. Les Elfes de la Lothlórien voisine devinrent plus méfiants et repliés sur eux-mêmes. Et les tentatives ultérieures de reprendre le royaume échouèrent, la plus célèbre étant celle de Balin, qui ramena une colonie en Moria et fut anéanti. Le livre que la Communauté trouve dans la Chambre de Mazarbul est le récit de la fin de cette colonie. Pour le côté nain de cette histoire, lisez notre guide de la langue naine khuzdul et le rayon consacré aux Nains de la Terre du Milieu.

Le Pont de Khazad-dûm

Lorsque la Communauté traversa la Moria en janvier de l'an 3019, les Orques l'attaquèrent dans la Chambre de Mazarbul et le Balrog vint avec eux. Gandalf tenta de tenir une porte contre lui par un sort de fermeture et fut presque brisé par le contre-sort. Sur le pont étroit au-dessus du gouffre, il se retourna pour l'affronter seul.

L'affrontement est bref, et ses mots comptent. Gandalf se déclare serviteur du Feu Secret et détenteur de la flamme d'Anor, et il nomme le Balrog flamme d'Udûn. Le Feu Secret est le pouvoir créateur d'Ilúvatar ; Anor est le Soleil ; Udûn est un nom de l'antique enfer de Morgoth au nord. En quelques phrases, Tolkien nous dit exactement ce qui se passe : un Maia fidèle et un Maia déchu, chacun puisant dans un feu différent.

Gandalf brise le pont, mais le fouet du Balrog s'enroule autour de ses genoux et l'entraîne dans l'abîme. Ses derniers mots à la Communauté, « Fuyez, pauvres fous ! », comptent parmi les répliques les plus connues du livre. L'elfique qu'il employa une heure plus tôt à la Porte de l'Ouest, Pedo mellon a minno, est traité dans notre guide des phrases elfiques du Seigneur des Anneaux.

La Bataille du Pic

La suite du combat est racontée plus tard, dans Les Deux Tours, quand Gandalf revient. Lui et le Balrog tombèrent dans une eau profonde au fond du monde, qui éteignit son feu, et il le poursuivit dans des tunnels rongés par des choses sans nom jusqu'à ce qu'il s'enfuie par l'Escalier Sans Fin jusqu'au sommet du Zirakzigil. Là, dans le feu et la foudre, Gandalf le précipita, et le flanc de la montagne se brisa là où il tomba. Puis Gandalf lui-même mourut, et fut renvoyé, comme Gandalf le Blanc, sa tâche n'étant pas encore accomplie.

Le Fléau de Durin est le dernier Balrog de l'histoire de Tolkien. Sa mort retira de l'échiquier l'une des plus anciennes puissances restant en Terre du Milieu, au moment même où commençait la Guerre de l'Anneau. Pour comprendre pourquoi c'était à Gandalf, et non à Aragorn ou Legolas, de se tenir sur le pont, lisez notre article sur le nom elfique de Gandalf, Mithrandir.


Les Balrogs ont-ils des ailes ?

C'est la question la plus débattue du fandom tolkienien, et la réponse honnête est que le texte ne la tranche pas.

Dans le chapitre de la Moria, l'ombre qui entoure le Balrog s'étend et est comparée à deux vastes ailes. Quelques lignes plus loin, ses ailes sont déployées d'un mur à l'autre. Un camp lit la première phrase comme une comparaison et la seconde comme la suite de la même image : le Balrog est enveloppé d'une ombre qui ressemble à des ailes. L'autre camp fait remarquer que Tolkien parle ensuite simplement de ses ailes, sans aucune comparaison, et soutient qu'un narrateur ne continue pas à employer une comparaison comme un nom.

D'autres indices vont dans les deux sens. Les Balrogs du Silmarillion ne volent jamais. Le Fléau de Durin tombe dans l'abîme au lieu de s'en échapper en volant, et il gravit l'Escalier Sans Fin au lieu de voler jusqu'au sommet. Le Balrog de Glorfindel tombe d'une falaise. Les partisans des ailes répondent que des ailes faites d'ombre ne sont pas forcément des ailes capables de porter un poids.

On a interrogé Tolkien sur de nombreux détails dans ses lettres, mais aucune réponse conservée de sa part ne règle celui-ci. Les deux lectures sont défendables, et l'on peut apprécier la scène d'une manière comme de l'autre.


Combien y avait-il de Balrogs ?

Tolkien a changé d'avis. Dans les toutes premières versions de sa mythologie, écrites dans les années 1910 et 1920 et publiées dans The Book of Lost Tales, les Balrogs viennent par centaines, voire par milliers, et des héros peuvent en tuer un certain nombre. La chute de Gondolin dans cette version ancienne en est remplie.

Plus tard, il en fut insatisfait. Dans des notes publiées dans Morgoth's Ring, le dixième volume de The History of Middle-earth, il écrivit qu'il ne devait y en avoir que quelques-uns, peut-être trois, sept au plus. Le Silmarillion publié, assemblé par Christopher Tolkien, ne donne pas de nombre, si bien que l'on peut y lire l'une ou l'autre image. La vision tardive convient mieux aux Balrogs : si chacun est un Maia, un esprit du même ordre que Sauron, alors une poignée constitue déjà une grande force.


Les Balrogs au cinéma et dans les séries

La Communauté de l'Anneau (2001) de Peter Jackson a donné au Balrog sa forme à l'écran la plus célèbre : un géant cornu de fumée et de magma, avec de grandes ailes membraneuses, une épée enflammée et un fouet. Le design est propre au film dans ses détails. Jackson a choisi de vraies ailes, les cornes et la tête de taureau viennent des artistes conceptuels du film et non du texte, et le Balrog est bien plus grand que ne le suggèrent les livres. La scène du pont suit de près le livre, avec le célèbre refus de Gandalf légèrement reformulé par rapport au livre.

La série d'Amazon Les Anneaux de Pouvoir montre un Balrog qui s'éveille sous Khazad-dûm au Deuxième Âge. C'est une invention télévisuelle : dans la chronologie de Tolkien, le Balrog fut dérangé au Troisième Âge, plus de trois mille ans après les événements de la série. Considérez tout ce qui concerne les Balrogs dans la série comme une adaptation, non comme un canon.


Glorfindel : le tueur de Balrog qui revint

Glorfindel mérite sa propre section, car il relie le Premier Âge au Seigneur des Anneaux. Dans La Communauté de l'Anneau, un seigneur elfe nommé Glorfindel part de Fondcombe à la recherche de Frodo, le met sur son cheval Asfaloth et pousse les Nazgûl dans la crue du Bruinen. Dans le livre, c'est Glorfindel, et non Arwen, qui salue Aragorn par Mae govannen ; les films ont donné son rôle à Arwen. Les Cavaliers Noirs qu'il affronte ont leur propre guide : les Nazgûl, les Spectres de l'Anneau expliqués.

Était-ce le même Glorfindel qui mourut en combattant un Balrog à Gondolin ? Tolkien se pencha sur la question à la fin de sa vie, dans des essais publiés dans The Peoples of Middle-earth, le douzième volume de The History of Middle-earth. Il conclut que oui. Après sa mort, son esprit se rendit aux Cavernes de Mandos en Valinor, il reçut un nouveau corps, puis revint plus tard en Terre du Milieu. C'est pourquoi Gandalf dit, à Fondcombe, que Glorfindel est l'un des puissants parmi les Premiers-Nés, et pourquoi les Spectres de l'Anneau le craignent.

Son nom est sindarin. L'entrée du dictionnaire pour fîn donne « cheveu, mèche de cheveux » et cite Glorfindel, « aux cheveux d'or », comme exemple sûr. Un Elfe aux cheveux d'or qui se jeta un jour du haut d'une montagne avec un Balrog : peu de noms chez Tolkien portent une aussi belle histoire.


Les Balrogs en elfique

Les mots désignant ces créatures viennent des Elfes, qui les combattirent pendant tout un âge. Voici les mots attestés qui s'y rattachent, avec les sens tirés de notre base de vocabulaire elfique, fondée sur Eldamo, le lexique savant des langues de Tolkien.

MotLangueSensPrononciation
raugSindarindémon, créature puissante, hostile et terribleRA-OUG (en une syllabe)
BalrogSindarinle nom sindarin de ces êtres ; se termine par raugBAL-rog
ValaraukarQuenyale nom quenya, employé dans Le Silmarillion (singulier Valarauko)va-la-RA-OU-kar
MaiaQuenyaesprit (angélique), le BeauMA-ï-a
ValaQuenyaPuissance, être angélique (pluriel Valar)VA-la
AinuQuenyasaint, espritA-ï-nou
AngbandSindarinPrison de FerANG-band
MoriaSindarinGouffre Noir, Abîme NoirMO-ri-a
GondolinSindarinRoc Caché, à l'origine Pierre ChantanteGON-do-line

Quelques remarques sur ces mots :

  • Raug est l'élément qui fait d'un Balrog un démon. Notre base donne le sens, mais pas de glose distincte pour la première syllabe de Balrog, nous n'en proposons donc pas ici. Il en va de même pour le quenya Valarauko : nous pouvons vous dire que c'est le nom quenya, mais pas le décomposer à partir d'entrées attestées.
  • Maia et Vala situent les Balrogs dans l'ordre de la création. Un Balrog est un Maia déchu, c'est pourquoi il peut tenir tête à un magicien.
  • Moria montre comment les Elfes voyaient Khazad-dûm après le réveil du Balrog. Les Nains n'ont jamais employé ce nom ; c'est une description elfique d'un lieu devenu un abîme noir.

L'orthographe des noms elfiques suit ses propres règles, et le sindarin et le quenya sonnent différemment d'une manière qui compte. Notre guide quenya vs sindarin explique pourquoi Balrog est sindarin et Valaraukar quenya, et quelle langue parlent les Elfes dans Le Seigneur des Anneaux précise laquelle des deux on entend dans le livre et les films.

Si vous voulez aller plus loin qu'une liste de mots, vous pouvez apprendre l'elfique gratuitement sur Tengwar, en commençant par la prononciation et les salutations. Pour voir ce que donnerait une phrase anglaise en quenya ou en sindarin, essayez le traducteur anglais-elfique. Pour davantage de vocabulaire attesté de ce genre, notre dictionnaire elfique des mots courants est une bonne étape suivante.


Balrogs, Orques et dragons : les autres serviteurs de Morgoth

Les Balrogs n'étaient pas les seules armes de Morgoth. Ses armées étaient surtout composées d'Orques, et au Premier Âge il engendra des dragons, dont les plus grands, Glaurung et Ancalagon, étaient aussi dangereux que n'importe quel Balrog. La différence tient à leur nature. Les Orques et les dragons sont des créatures élevées ou corrompues à l'intérieur du monde. Les Balrogs sont des esprits venus d'au-delà, plus anciens que le Soleil et la Lune.

À Gondolin, les trois espèces combattirent ensemble : Balrogs, Orques et les dragons de feu nouvellement créés, dont certains portaient des Balrogs dans la toute première version de Tolkien, dans The Book of Lost Tales. Si vous suivez tout le bestiaire de l'Ennemi, lisez nos guides des orques et gobelins de la Terre du Milieu et des dragons de la Terre du Milieu. La langue que Sauron conçut plus tard pour ses serviteurs est traitée dans notre guide du vocabulaire du Noir Parler.


Pourquoi le Balrog fonctionne si bien sur la page

Tolkien accorde très peu de lignes de description au Balrog de la Moria, et cette retenue est précisément l'essentiel. Nous avons une ombre, une forme peut-être humaine mais plus grande, du feu qui court devant elle, un fouet et une épée. Le reste est réaction : la peur des Orques, le cri de Legolas, le désespoir de Gimli reconnaissant le Fléau de Durin, la lassitude de Gandalf. Le lecteur construit le monstre à partir de la terreur de tous les autres.

La scène porte aussi le poids de toute la mythologie. Le Balrog est un survivant de la Guerre de la Colère, une créature qui combattit dans des batailles que les Elfes chantaient encore. Quand Gandalf l'affronte, le plus ancien conflit du monde de Tolkien, entre les fidèles et les déchus parmi les Ainur, atteint le Troisième Âge une dernière fois. Le lecteur du Silmarillion sait qu'Ecthelion et Glorfindel moururent chacun en en tuant un. Gandalf meurt aussi.

Cette profondeur explique aussi l'importance des noms elfiques. Les Elfes ont nommé les Balrogs parce qu'ils les ont affrontés pendant des siècles. Lire ces noms, de raug à Angband, c'est lire une chronique de cette guerre dans la langue du peuple qui l'a menée. Si vous voulez écrire votre propre nom dans l'écriture qu'employaient les Elfes, essayez le générateur de noms en tengwar, ou entraînez-vous à tracer les lettres à la main dans le Tengwar Scribe. Notre guide de l'alphabet tengwar explique le fonctionnement des lettres.


Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un Balrog dans Le Seigneur des Anneaux ?

Un Balrog est un Maia, l'un des esprits mineurs venus dans le monde avec les Valar, corrompu par Morgoth et ayant pris une forme d'ombre et de feu. Le Balrog du Seigneur des Anneaux est le Fléau de Durin, la créature qui chassa les Nains de la Moria.

Que signifie le mot Balrog ?

Balrog est sindarin. Son second élément est raug, « démon, créature puissante, hostile et terrible ». Le nom quenya de ces êtres est Valarauko, pluriel Valaraukar.

Le Balrog est-il plus fort que Gandalf ?

Ce sont des esprits du même ordre, c'est pourquoi leur combat est si équilibré. Gandalf l'emporte, mais il en meurt et est renvoyé. Tolkien ne donne aucun classement au-delà de l'histoire elle-même.

Qui a tué des Balrogs chez Tolkien ?

Ecthelion tua Gothmog à Gondolin, Glorfindel tua un Balrog dans la Faille des Aigles et Gandalf tua le Fléau de Durin au sommet du Zirakzigil. Tous trois y laissèrent la vie.


Lectures complémentaires


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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un Balrog dans Le Seigneur des Anneaux ?

Un Balrog est l'un des Maiar, les esprits mineurs entrés dans le monde avec les Valar, qui fut corrompu par Morgoth et prit une forme terrible d'ombre et de flamme. Le Balrog que Gandalf affronte en Moria est appelé le Fléau de Durin par les Nains, parce qu'il tua leur roi Durin VI au Troisième Âge.

Que signifie le mot Balrog ?

Balrog est le nom sindarin, et son second élément est raug, que le dictionnaire fondé sur Eldamo traduit par « démon, créature puissante, hostile et terrible ». Le nom quenya des mêmes êtres est Valarauko, pluriel Valaraukar, la forme employée dans Le Silmarillion.

Les Balrogs ont-ils des ailes ?

Tolkien ne tranche jamais. Dans Le Seigneur des Anneaux, l'ombre qui entoure le Balrog est comparée à deux vastes ailes, et les lecteurs débattent depuis des décennies pour savoir s'il s'agit d'une comparaison ou d'une description. Les films de Peter Jackson ont choisi de vraies ailes ; les livres laissent la question ouverte.

Combien y avait-il de Balrogs ?

Les premiers écrits de Tolkien en imaginaient des centaines, voire des milliers. Dans des notes plus tardives publiées dans The History of Middle-earth, il les réduisit à une poignée, sept au plus. La plupart furent détruits pendant la Guerre de la Colère à la fin du Premier Âge.

Qui a tué des Balrogs chez Tolkien ?

Ecthelion de la Fontaine tua Gothmog, Seigneur des Balrogs, lors de la chute de Gondolin. Glorfindel tua un autre Balrog sur le col de montagne pendant la fuite de Gondolin. Gandalf tua le Fléau de Durin au sommet au-dessus de la Moria au Troisième Âge. Les trois vainqueurs moururent dans le combat.

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